Les filles du ring par Bondy_Blog
SARAH OURAHMOUNE
pionnière de la boxe féminine française
Sarah Ourahmoune commence la boxe anglaise en 1997 dans un club d’Aubervilliers où elle est entraînée par Saïd Bennajem, ancien sélectionné olympique. Peu après, elle remporte le titre de championne de France deux années consécutives, en 199 et 2000. Elle est ensuite repérée par la fédération et intègre en 2000 la première équipe de France de boxe féminine puis l’INSEP (Institut National du Sport) en 2002.
Championne d’Europe, puis du monde
Après quatre années de pause dans sa carrière, en 2007 Sarah Ourahmoune remporte le titre de Championne de l’Union Européenne, titre qu’elle remportera trois années consécutives. L’année 2008 est une année qui lui sourit car elle remporte, en plus du titre de championne d’Europe, celui de championne du monde de boxe anglaise amateur après que son adversaire ait été contrôlée positive à son test antidopage.
Une femme à trophées
En novembre 2009, Sarah Ourahmoune gagne le trophée « femme et sport » dans la catégorie « coup de pouce à une personnalité féminine » pour l’ensemble de son parcours sportif mais également pour ses études à Sciences Po et ses projets éducatifs (elle s’occupe d’enfants handicapés mentaux). Un mois plus tard, des journalistes sportifs lui décernent un Gant d’Eclat pour son titre de championne du monde et pour l’ensemble de sa carrière.
Une communicante médaillée
En 2010, Sarah Ourahmoune choisit de reprendre ses études et d’intégrer Sciences Po afin de préparer un Master de Communication. Elle fait également partie, depuis cette année-là, de la commission des Athlètes de Haut Niveau au CNOSF (Comité National Olympique du Sport Français). En 2012, elle est décorée de la médaille de la Légion d’honneur.
Une mom entrepreneure
Sarah Ourahmoune arrête sa carrière en 2012. Elle devient maman. Pendant sa grossesse, sa vie très remplie lui manque. Elle se lance dans l’entreprenariat en créant Boxing & Company ©. Elle propose des Team building et des formations en entreprise où elle décline la boxe et le sport de haut niveau comme outil de développement.
Interview
1) Comment êtes-vous venue à la boxe ?
J’ai commencé la boxe en 1997 par pur hasard. Je venais de déménager sur Aubervilliers. En passant dans une rue, j’ai aperçu la magnifique salle de boxe. La porte était ouverte. Je suis entrée et ai discuté avec le responsable, Saïd Bennajem. Il a su trouver les mots pour me convaincre de faire un essai.
Il m’a expliqué que la boxe était comme unjeu d’échecs. Qu’il fallait mettre en place des stratégies pour trouver les failles chez son adversaire. Le toucher sans se faire toucher.
Le lendemain je suis revenue. J’ai enfilé les gants et j’ai adoré.
Il m’a expliqué que la boxe était comme un
Le lendemain je suis revenue. J’ai enfilé les gants et j’ai adoré.
2) Quelles furent alors les réactions de votre entourage ?
Quand ma mère a su que je m’étais inscrite à des cours de boxe, elle était terrifiée. Elle avait comme référence les films de Rocky. Du coup, pour elle, on allait forcément me casser le nez. Elle a tout fait pour que je renonce au point d’aller voir Saïd mon entraîneur pour lui demander de ne plus m’accepter.
3) Qu’appréciez-vous dans la pratique de la boxe ?
Ce que j’aime dans la boxe, c’est le fait que ce soit un sport complet. Il permet de développer son potentiel physique en travaillant son agilité, sa puissance, sa souplesse. C’est un sport qui demande une grande maîtrise de soi. J’y ai appris à gérer mes émotions, notamment la peur, le stress mais aussi la colère.
J’apprécie également ce sport car la boxe est une activité qui demande beaucoup de réflexion. Il faut se concentrer pour trouver des parades, des failles chez son adversaire. Il faut être capable de réagir vite et de se remettre en question.
J’apprécie également ce sport car la boxe est une activité qui demande beaucoup de réflexion. Il faut se concentrer pour trouver des parades, des failles chez son adversaire. Il faut être capable de réagir vite et de se remettre en question.
4) Que répondez-vous à ceux qui disent que la boxe n’est pas un sport pour les femmes ?
Je leur réponds qu’ils ont tort. Pour boxer, il faut avoir une tête bien faite, deux bras et deux jambes. Il me semble que les femmes en sont également dotées.
Les femmes boxeuses ont montré qu’elles avaient leur place sur un ring. Elles n’ont rien à envier à leurs homologues hommes. Désormais, dire à quelqu’un « boxe comme une femme » est devenu un vrai compliment.
Les femmes boxeuses ont montré qu’elles avaient leur place sur un ring. Elles n’ont rien à envier à leurs homologues hommes. Désormais, dire à quelqu’un « boxe comme une femme » est devenu un vrai compliment.
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